Equipe 4 - DAMC

Les maladies chroniques : un enjeu majeur de société 

Les progrès des thérapeutiques, les diagnostics précoses et le vieillissement de la popluation engendre une multiplication du nombre de personnes maladies chroniques en France comme dans le monde. 

 


Qu'appelle t'on maladie chronique?  

   Une maladie chronique diffère d'une maladie aïgue. Elle est non guérissable. Plus de 30 millions de français sont touchés par au moins une maladie chronique. Si la personne touchée par une maladie chronique ne prend pas une part active dans la gestion de sa maladie, si son entourage n'en tient pas compte, si les professionnels de santé restent centrés sur le court terme, de graves difficultés s'annoncent.
   Une maladie chronique correspond à une maladie de longue durée, évolutive, souvent associée à une invalidité et à la menace de complications graves. Ces maladies comprennent (1) des maladies comme la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’asthme, les maladies cardio-vasculaires, les cancers, les diabètes, les scléroses en plaque, les maladies neurodégénératives…, (2) des maladies rares, comme la mucoviscidose, la drépanocytose et les myopathies, (3) des maladies transmissibles persistantes, comme le sida ou l’hépatite C et (4) des troubles mentaux de longue durée comme la dépression ou la schizophrénie. Ces pathologies évoluent plus ou moins rapidement pendant plusieurs mois au minimum, au rythme de complications plus ou moins graves. Elles provoquent souvent des situations de handicap temporaire ou définitif.

   Leur point commun est qu’elles retentissent sur les dimensions sociale, psychologique et économique de la vie du malade (OMS, 2005). La part de mortalité due aux maladies chroniques non transmissibles et aux maladies mentales devrait passer de 46% en 2000 à 60% en 2020. En France, 30 millions de personnes sont concernées (OMS, 2005). L'OMS fait de l'amélioration de la qualité de vie liée à la santé des personnes atteintes de maladies chroniques une priorité (OMS, 2006).

   L'équipe DAMC réalise des études pluridisciplinaires mettant en évidence des processus neuro-psychosociologiques et les prédicteurs des comportements liés aux maladies chroniques, aux troubles du développement et/ou à l’avancée en âge. Davantage que de nous focaliser sur une maladie en tant qu’entité nosologique statique, nous les envisageons comme des processus mouvants, systémiques et dynamiques dépendant des facteurs bio-psycho-sociaux quant à leurs apparitions et leurs évolutions. Il s’agit pour nous d’intégrer l’analyse des processus et les points de ruptures qui favorisent l’émergence des manifestations pathologiques (facteurs de risque, de vulnérabilité). De plus, au-delà de leur repérage clinique et descriptif, il s’agit d’en identifier les mécanismes sous-jacents impliquant l’étude de leurs fonctions adaptatives. Notre approche est complétée par l’analyse subjective que porte un sujet sur sa qualité de vie et sur son équilibre psychique tel qu'il le perçoit.  

L’appropriation est un processus psychologique qui aide une personne atteinte d'une malade chronique à changer de regard sur sa maladie et à améliorer ses conduites de santé. Il correspond à une profonde réorganisation psychique faite d'une prise de conscience qu’il ou elle peut faire face à la maladie et à ses contraintes sur la vie quotidienne, et surtout qu'il ou elle peut prévenir les complications potentielles.
   Ce programme de recherche vise à mieux cerner les mécanismes neuro-psycho-sociaux  impliqués par des études exploratoires et expérimentales multidisciplinaires. Les études incluent des personnes présentant un facteur de risque de maladie chronique, des patients malades chroniques et/ou des professionnels de santé. 


L'enjeu 

   Une maladie chronique diffère d'une maladie aïgue. Elle est non guérissable. Plus de 30 millions de français sont touchés par au moins une maladie chronique. Si la personne touchée par une maladie chronique ne prend pas une part active dans la gestion de sa maladie, si son entourage n'en tient pas compte, si les professionnels de santé restent centrés sur le court terme, de graves difficultés s'annoncent.

     

  Maladie aigue Maladie chronique

Signes

Evidents

Insidieux

Apparition

Brutale

Progressive

Evolution

Connue et guérissable

Peu prévisible et réversible

Souffrance

Temporaire

Episodique

 

     

Les conduites à risque               

   La non-observance des traitements, la méconnaissance des stratégies d'autogestion de la maladie, la présence de comorbidités, la non application de règles hygiéno-diététiques adaptées, la démission de l'entourage et la précarité sociale sont autant des facteurs d'aggravation d'une maladie chronique que d'apparition de nouveaux troubles de santé et de difficultés sociales.  

Un patient malade chronique non observant et sédentaire aggrave sa maladie, et va détériorer sa santé et sa qualité de vie.

S'approprier une maladie chronique plutôt que la nier devient central. 

 

Un message de santé ne suffit pas à changer de comportement

   Certains professionnels (soignants ou éducateurs) et aidants pensent qu'il suffit de connaître les risques pour la santé d'une conduite donnée pour la modifier. L'information sur les méfaits du tabac a t'elle éradiqué le tabagisme? Une information transforme rarement une conduite de santé à risque. En savoir +

    

Un comportement est le résultat d'interactions soma-psyché

   Minimiser la multicausalité et les conséquences systémiques d'unemaladie chronique serait une erreur. Un changement de conduite de santé s'opère si le corps et le psychisme sont sollicités conjointement.

    

S'approprier sa maladie chronique, un mal pour un mieux 

   L'enjeu de la prise en charge ou accompagnement, est l'amélioration de la qualité de vie des patients malades chroniques. Pour ce faire, le patient va devoir s'approprier sa maladieEn savoir + 

   

Un regard multiple pour changer de comportement de santé

   L'accompagnement des patients souffrant d'une maladie chronique impose le travail d'une équipe multidisciplinaire associant des compétences thérapeutiques et éducatives. Il nécessite aussi la participation active du patient, c'est l'alliance thérapeutique. Il vise à :

- améliorer l'autogestion de la maladie,

- limiter les risques d'aggravation et de complication,

- prévenir les effets de la chronicité (inactivité physique, obésité, cercle vicieux du déconditionnement, dépression, anxiété, isolement social...).

 

 

 

 

 

 

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Capacités humaines