Glossaire

 A

Activité Physique (physical activity or exercise)

Tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui entraîne une augmentation substantielle de la dépense d’énergie, supérieure à la dépense énergétique de repos.
Surgeon General Report (1996)‏ 
  

Activité Physique Adaptée (Adapted Physical Activity)

La notion d’APA regroupe l’ensemble des pratiques d’activités physiques et sportives utilisées auprès de personnes en situation de handicap et/ou vieillissantes, à des fins de prévention, de réhabilitation, de post-réhabilitation, de rééducation, d’éducation ou d’insertion sociale. Le secteur professionnel des APA couvre une large population qui s’étend des personnes malades chroniques aux personnes âgées de plus de 55 ans, en passant par toute forme temporaire ou permanente de handicap et toute situation à risque sanitaire.
Ninot, G., & Partyka, M. (2007). 50 conduites à tenir pour enseigner les APA. Paris : Revue EPS.

  

Addiction (addiction)

"Processus dans lequel est réalisé un comportement qui peut avoir pour fonction de procurer du plaisir et de soulager un malaise intérieur, et qui se caractérise par l’échec répété de son contrôle et sa persistance en dépit des conséquences négatives" (p. 1404)

Goodman, M.D. (1990). Addiction: definition and implications. British Journal of Addiction, 85, 1403-1408.
  

Adjuvant (adjuvant)

1. Traitement anticancéreux complémentaire d'un traitement principal. Le traitement adjuvant s'applique généralement dans un deuxième temps quand, à la suite du traitement initial, on recueille des informations incitant à un supplément thérapeutique. C'est le cas pour un cancer du sein après ablation de la tumeur mammaire et évidement des ganglions voisins de l'aisselle : si l'analyse de ces prélèvements donne des arguments en faveur d'une dissémination microscopique dans l'organisme, un traitement général par chimiothérapie ou hormonothérapie se justifie pour traiter cette généralisation avant que ne se manifestent des métastases. Il peut aussi s'agir d'une tumeur dont l'ablation chirurgicale n'a pas pu être assez large : les risques de persistance de cellules cancéreuses dans le « lit opératoire » sont élevés et une radiothérapie adjuvante est justifiée pour achever de les détruire. Dans d'autres cas, les indications en faveur de ce traitement complémentaire sont connues d'emblée et il peut être appliqué en premier : on parle alors de traitement « néo-adjuvant ».

2. Produit qui accroît la réaction immunitaire déclenchée par un antigène et sa capacité de vaccination ou, d'une manière générale, tout traitement accessoire renforçant les effets d'un traitement principal.

Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer.
  

Anorexie mentale (anorexia nervosa)

Trouble du comportement alimentaire caractérisé par une perturbation de l’image du corps associée au désir permanent de maigrir et de contrôler son alimentation, aboutissant généralement à une malnutrition sévère. Les deux sous-types d’anorexie mentale sont (i) restrictif (i.e., hypercontrôle qui s’opérationnalise au travers de régimes alimentaires drastiques et de pratiques physiques excessives), et (2) boulimique avec purge (i.e., crises de suralimentation suivies de comportements compensatoires, tels que des vomissements provoqués ainsi que l’utilisation de diurétiques et de laxatifs)

American Psychiatric Association (2000). Practice guideline for the treatment of patients with eating disorders (revision). The American Journal of Psychiatry, 157, 1-39.
  

Anxiété cognitive (cognitive anxiety)

Sensations subjectives conscientes d’appréhension et de tension, causées par des expectations négatives de succès ou des auto-évaluations négatives.

Morris, L., Davis, D., & Hutchings, C. (1981). Cognitive and emotional components of anxiety : Literature review and revised worry-emotionality scale. Journal of Educational Psychology, 73, 541-555.
 

Anxiété somatique (somatic anxiety)

Manifestations physiologiques perçues de l’expérience d’anxiété, telles une augmentation de la fréquence cardiaque, des tensions musculaires, ou encore une moiteur des mains.

Morris, L., Davis, D., & Hutchings, C. (1981). Cognitive and emotional components of anxiety : Literature review and revised worry-emotionality scale. Journal of Educational Psychology, 73, 541-555.
 
Attribution causale (causal attribution)

Activité mentale consistant à se représenter a posteriori la causalité des événements.

Weiner, B. (1986). An attributional theory of motivation and emotion. New York: Springer-Verlag.
 
Auto-handicap (self-handicapping)

« Toute action ou choix lors d’une situation de performance qui augmente la possibilité d’externaliser (ou excuser) l’échec et d’internaliser (accepter raisonnablement le crédit) le succès » (p.406).

Berglas, S., & Jones, E. E. (1978). Drug choice as a self-handicapping strategy in response to non contingent success. Journal of Personality and Social Psychology, 36, 405-417.
  

B

Blessure médullaire (Spinal cord injury)

Résulte d’une atteinte de la moelle épinière et des racines. Deux types de blessure médullaire sont à distinguer, (i) la paraplégie qui signifie paralysie des membres inférieurs et (ii) la tétraplégie en cas de lésion cervicale entraînant une paralysie des quatre membres.

Bernard, P. & Digoin, A. (2002). Déficiences motrices : description et prise en charge. In P. Bernard & G.Ninot (Eds), Les déficiences motrices (pp.25-56). Paris : Revue EPS.
  

C

Concept de soi : (self-concept)

« Ensemble des perceptions de soi d’une personne qui sont formées à travers son expérience et les interprétations de son environnement. Le concept de soi présente plusieurs caractéristiques : il est multidimensionnel, hiérarchiquement organisé, plus ou moins stable selon le niveau de hiérarchie auquel on se place, développemental, descriptif et évaluatif. » (p. 107).

Marsh, H.W., & Shavelson, R. (1985). Self-concept : Its multifaced, hierarchical Structure. Educational Psychologist, 20, 107-123.
 
Contexte d'accomplissement

Contexte dans lequel (i) les tâches finalisées par un but objectif et identifiable ; (ii) il existe des possibilité de succès et des possibilités d'échec ; (iii) les performances sont essentiellement déterminées par comportement de la personne ; (iv) il est possible d'estimer la quantité d'effort nécessaire à l'atteinte du but (ce qui suppose une estimation de sa propre compétence et de la difficulté de la tâche) ; et (v) la compétence et la difficulté de la tâche sont estimées en fonction de standards (critères) qui peuvent être sociaux, personnels ou objectifs.

Heckhausen, H. (1974). Leistung und chancengleichheit. Göttingen, Germany: Hogrefe
  
Cours de vie relatif à une pratique (Cross-life related practice)

« Introduit à travers la discontinuité de l’expérience une hypothèse empirique supplémentaire de cohérence relative d’épisodes discontinus relatif à une pratique à travers le temps. […] Elle relie à la fois des épisodes d’activités relatives à la pratique considérée, mais aussi des épisodes d’activités réflexives situées diverses portant sur les premiers» (p. 51-52).

Theureau, J. (2004) Le cours d'action : Méthode élémentaire. Toulouse : Octares.
 

D

Dépendance à l'alcool (alcohol dependence)

Mode d’utilisation inapproprié d’une substance, entraînant une détresse ou un dysfonctionnement cliniquement significatif, comme en témoignent trois (ou plus) des manifestations suivantes, survenant à n’importe quel élément sur la même période de 12 mois. Il existe sept critères diagnostiques : (i) existence d’une tolérance, définie par l’une ou l’autre des manifestations suivantes ; (ii) existence d’un syndrome de sevrage, comme en témoigne l’un ou l’autre des manifestations suivantes, (iii) ; la substance est souvent prise en quantité supérieure ou sur un laps de temps plus long que prévu ; (iv) le désir persistant ou des efforts infructueux sont faits pour réduire ou contrôler l’utilisation de la substance ; (v) un temps considérable est passé à faire le nécessaire pour se procurer la substance, la consommer ou récupérer de ses effets ; (vi) d’importantes activités sociales, professionnelles, de loisirs sont abandonnées ou réduites en raison de l’utilisation de la substance ; (vii) l’utilisation de la substance est poursuivie malgré l’existence d’un problème physique ou psychologique persistant ou récurent déterminé ou exacerbé par la substance.

American Psychiatric Association: Diagnostic and statistical manual of mental disorders. DSM-IV 4th ed Washington (DC) 1994.
 

Dopage (doping)

« Le dopage est défini par la loi comme l’utilisation de substances ou de procédés de nature à modifier artificiellement les capacités d’un sportif. Font également partie du dopage les utilisations de produits ou de procédés destinés à masquer l’emploi de produits dopants. La liste des procédés et des substances dopantes mise à jour chaque année fait l’objet d’un arrêté conjoint des ministres chargés des sports et de la santé ».

Loi 99-223 du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage.
  

E

Education thérapeutique (therapeutic education)

Elle vise à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique. Elle fait partie intégrante et de façon permanente de la prise en charge du patient. Elle comprend des activités organisées, y compris un soutien psychosocial, conçues pour rendre les patients conscients et informés de leur maladie, des soins, de l’organisation et des procédures hospitalières, et des comportements liés à la santé et à la maladie. Ceci a pour but de les aider (ainsi que leurs familles) à comprendre leur maladie et leur traitement, collaborer ensemble et assumer leurs responsabilités dans leur propre prise en charge, dans le but de les aider à maintenir et améliorer leur qualité de vie.
OMS-Europe (1996). Therapeutic Patient Education – Continuing Education Programmes for Health Care Providers in the field of Chronic Disease. Geneva, WHO.

L’éducation thérapeutique vise "à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique. Elle fait partie intégrante et de façon permanente de la prise en charge du patient. Elle comprend des activités organisées, y compris un soutien psychosocial, conçues pour rendre les patients conscients et informés de leur maladie, des soins, de l’organisation et des procédures hospitalières, et des comportements liés à la santé et à la maladie. Ceci a pour but de les aider (ainsi que leurs familles) à comprendre leur maladie et leur traitement, collaborer ensemble et assumer leurs responsabilités dans leur propre prise en charge dans le but de les aider à maintenir et améliorer leur qualité de vie" (p.7)

Haute Autorité de Santé (2007). Paris, HAS.

  
Effondrement collectif (collective collapse)

Chute catastrophique de la qualité de la majorité des joueurs d’un équipe sportive, en deçà du niveau escompté, au cours d’un match à niveau élevé.

Apitzsch, E. (2006). Collective collapse in team sports: A theoretical approach. In F. Boen, B. De Cuyper, & J. Opdenacker (Eds). Current research topics in exercise and sport psychology in Europe, (pp. 35-46). Leuven: LannooCampus Publishers.

     

Epsylon (Epsylon)

Le symbole Epsylon (ɛ) fonde notre laboratoire depuis son adoption à l’unanimité en mars 2009. Il symbolise plusieurs idées :
1 – sur le plan phonétique, le symbole ɛ est intégré dans les équations mathématiques qui modélisent des processus temporels. Ces processus que nous appelons dynamiques sont au cœur du projet scientifique du laboratoire et constituent une véritable originalité de notre façon d’appréhender les concepts.
2 – toujours sur le plan phonétique, le symbole ɛ traduit un "ensemble", une "appartenance". Nous travaillons ensemble en pensant que nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres pour tenter de proposer des modèles explicatifs pertinents à des processus complexes dans lesquels la variable temps est impliquée.
3 – toujours sur le plan phonétique, le symbole ɛ signifie une «petite entité», le laboratoire se construit pas à pas vers un cap fixé à 8 ans (2018).
4 – sur le plan graphique, le y remplace le i de la lettre grecque Epsilon. Cette lettre était gravée sur la pierre d'entrée du Temple de Delphe, et signifiait "connais toi toi-même". Ce signe traduit ainsi ce que nous étudions principalement, des processus neuropsychologiques et socio-psychologiques.

      

Estime de soi (global self-esteem)

« Evaluation globale de la valeur de soi en tant que personne, évaluation que se fait l’individu de sa propre valeur, c’est-à-dire du degré de satisfaction de lui-même. Elle exprime une attitude d’approbation ou de désapprobation de soi et indique dans quelle mesure une personne se sent satisfaite d’elle-même, se sent comme ayant de la valeur, se sent capable et compétente. »

Harter, S. (1998). The development of self-representations. In W. Damon (Series Ed.) & Nancy Eisenberg (Vol. Ed.), Handbook of child psychology, Vol. 3, Social, emotional, and personality development (5th edition), New York: Wiley.
 
Etat d'implication dans un but

 « Intention momentanée de faire face à une situation d'accomplissement particulière, sous-tendue par le désir de générer, d'accroître ou de préserver un sentiment de compétence auto- ou normativement référencé ».

Gernigon, C., Arripe-Longueville, F. (d’), Delignières, D., & Ninot, G. (2004). A dynamical systems perspective on goal involvement states in sport. Journal of Sport & Exercise Psychology, 26, 572-596.
 
Expectation/attente - d'efficacité personnelle

« Croyance en sa capacité à organiser et exécuter les suites d'actions requises pour produire un résultat donné ».

Bandura, A. (1997). Self-Efficacy : the Exercise of Control. New York, Freeman.
  
Expérience optimale de fonctionnement (flow)

« Adéquation entre les aptitudes de l’individu et les exigences du défi rencontré, une action dirigée vers un but et encadrée par des règles, une rétroaction permettant de savoir comment progresse la performance, [immersion complète] et une absence de préoccupation à propos du soi et une altération de la durée » (p.207).

Csikszentmihalyi, M. (2004). Vivre : La psychologie du bonheur. Paris, Robert Laffont.

     

F

Facteur de risque (risk factor)

« Caractéristiques d’individu ou de son environnement qui sont associés à une plus grande probabilité pour cet individu de développer certains problèmes d’adaptation » (p.275).

Compas, B.E., Hinden, B.R., & Gerhardt, C.A. (1995). Adolescent development: Pathways and processes of risk and resilience. Annual Review of Psychology, 46, 265-293.
  

Fatigue liée au cancer (cancer related fatigue)

Sensation, angoissante, persistante et subjective, d'épuisement physique, émotionnel et cognitif; relative au cancer ou à ces traitements, disproportionnée au regard de l'activité produite et qui interfère avec la vie quotidienne.

National Comprehensive Cancer Network (2008).

     

H

Habileté mentale (mental skill)

« Processus ou technique permettant de contrôler ou diriger les pensées, les sentiments ou les émotions indispensables à la performance »

Smith (1993).
  

Hysteresis (hysteresis)

Retard de l'effet sur la cause dans le comportement d'un système soumis à une action croissante puis décroissante.

   

M

Maladie chronique (chronic disease)

Maladie qui évolue à long terme, souvent associée à une invalidité ou à la menace de complications sérieuses, et susceptible de réduire la qualité de vie du patient
Glossaire Multilangue de la Banque de Données en Santé Publique (www.bdsp.tm.fr)
   

Momentum psychologique (psychological momentum)

1. « Perception qu’un acteur progresse vers son but, résultant en une élévation des niveaux de motivation, de perceptions de contrôle, d’optimisme, d’énergie et de synchronisme » (p. 422).

Perreault, S., Vallerand, R. J., Montgomery, D., & Provencher, P. (1998). Coming from behind: On the effect of psychological momentum on sport performance. Journal of Sport & Exercise Psychology, 20, 421-436.

2. « Modification positive ou négative aux plans cognitif, physiologique, affectif et comportemental causée par la précipitation d’un événement ou d’une série d’événements et résultant en un changement rapide de la performance » (p. 51).

Taylor, J., & Demick, A. (1994). A multidimensional model of momentum in sports. Journal of Applied Sport Psychology, 6, 51-70

3. « Etat d’intensité dynamique marqué par une élévation ou une diminution de la vitesse de mouvement, de la grâce et du succès (p. 29).

Adler, P. (1981). Momentum: A theory of social action. Beverly Hills, CA: Sage.
 
Motivation (motivation)

1. « Processus de canalisation de besoins en buts (motifs, projets spécifiques, formes comportementales…) »

Nuttin, J. (1980). Théorie de la motivation humaine. Paris: PUF.

2. « Construit hypothétique utilisé afin de décrire les forces internes et/ou externes produisant le déclenchement, la direction, l'intensité et la persistance du comportement ».

Vallerand, R.J. et Thill, E.E. (1993). Introduction à la psychologie de la motivation. Montréal : Chenelière.
 
Motivation d'accomplissement

Désir « d'accomplir quelque chose de difficile ; de maîtriser, manipuler ou organiser des objets physiques, des êtres humains ou des idées ; de faire cela aussi rapidement et aussi indépendamment que possible ; de surmonter des obstacles et d'atteindre un haut standard ; d'exceller ; de rivaliser et de surpasser les autres ; d'accroître son amour propre par la mise en œuvre efficace du talent ».

Murray, H. (1938, 1943). Explorations in personality. New York: Oxford University Press.

     

O

Orientation de but/orientation motivationnelle

Tendance personnelle (ou disposition) à poursuivre de manière privilégiée un type de but particulier (auto-référencé ou normativement référencé) dans diverses situations.

Nicholls, J.G. (1989). The competitive ethos and democratic education. Cambridge, MA : Harvard University Press.

    

P
Préparation mentale à la performance

Entraînement qui a pour but d’approcher avec régularité les conditions optimales de la performance.

Association Olympique Canadienne.
    

Prévention primaire, secondaire et tertiaire

La prévention primaire vise à prévenir ou à retarder l’apparition d’une maladie. Il n'y a pas encore de maladie. 

La prévention secondaire est une détection précoce de la maladie (dépistage ou screening) ou une prévention des récidives. La maladie est déja présente. 

La prévention tertiaire vise à prévenir les complications liées à la maladie, y compris iatrogéniques.
Trivalle, C. (2002). Gérontologie préventive. Paris : Masson.
 

Psychologie sociale (social psychology)

 « Domaine d'étude scientifique qui analyse la façon par laquelle nos pensées, sentiments et comportements sont influencés par la présence imaginaire, implicite ou explicite des autres, par leurs caractéristiques et par les divers stimuli sociaux qui nous entourent, et qui de plus examine comment nos propres composantes psychologiques personnelles influent sur notre comportement social ».

Vallerand, R. J. (Ed.), (1994). Les fondements de la psychologie sociale. Boucherville, QC : Gaëtan Morin.

     

Q

Qualité de vie (quality of life)

Perception qu’a un individu de sa place dans l’existence, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquelles il vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes.

WHO (1994). Quality of Life. Working Group WHO QoL. Geneva: WHO.
 
Qualité de vie liée à la santé (health related quality of life)Expérience subjective de l’impact de l’état de santé sur la qualité de vie.

Curtis, J.R., Martin, D.P., & Martin, T.R. (1997). Patient-assessed Health Outcomes in Chronic Lung Disease. What are They, How Do They Help Us, and Where Do We Go From Here? American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, 156, 1032-1039.

     

R

Réhabilitation (rehabilitation) 

Processus de changement actif par lequel la personne devenue en situation de handicap acquiert les connaissances et compétences nécessaires à un fonctionnement physique, psychologique et social optimal.
Rehabilitation : A process of active change by which a person who has become disabled acquires the knowledge and skills needed for optimal physical, psychological and social function.

Organisation Mondiale de la Santé (2006). Genève.

      

Réseau de santé (health network)

Les réseaux de santé ont pour objet de favoriser l’accès aux soins, la coordination, la continuité ou l’interdisciplinarité des prises en charge sanitaires, notamment de celles qui sont spécifiques à certaines populations, pathologies ou activités sanitaires. Ils assurent une prise en charge adaptée aux besoins de la personne tant sur le plan de l’éducation pour la santé, de la prévention, du diagnostic que des soins. Ils peuvent participer à des actions de santé publique. Ils procèdent à des actions d’évaluation afin de garantir la qualité de leurs services et prestations. Ils sont constitués entre les professionnels de santé libéraux, les médecins du travail, des établissements de santé, des centres de santé, des institutions sociales ou médico-sociales et des organisations à vocation sanitaire ou sociale, ainsi qu’avec des représentants des usagers.

Article L 6321-1 du Code de la Santé Publique 

     

Ressources (resources)

Capacités ou moyens généraux qu’un individu possède pour lui permettre d’atteindre des objectifs valorisés, ou de satisfaire des besoins essentiels. Ces capacités et moyens peuvent être de natures diverses, physiques (capacités physique globales), financières (les revenus), dispositionnnelles (traits de personnalité) ou sociale (le support social, les autrui significatifs). Selon cette perspective, la possession ou non de ressources contribue au maintien ou au contraire peut menacer le bien-être.

Hobfoll, S. E. (2002). Social and psychological resources and adaptation. Review of General Psychology, 6, 307-324.

      

S
Santé (health)

Etat de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.
OMS (1946). Préambule adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 États. 1946; (Actes officiels de l'Organisation mondiale de la Santé, n°. 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948. à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé.

      

Signes hexadiques (hexadic sign)

Il existe six signes hexadiques, (i) Engagement dans la situation (E, principe d’équilibration globale des interactions de l’acteur avec sa situation à un instant donné, c'est-à-dire clôture des possibles pour l’acteur à cet instant découlant de son cours d’action passé ; (ii) Actualité potentielle (A, les attentes variées de l’acteur relatives à sa situation dynamique à un instant donné, c'est-à-dire ce qui, compte tenu de E, est attendu par l’acteur dans sa situation dynamique à un instant donné, à la suite de son cours d’action passé; (iii) Référentiel (S, les types, relations entre types et principes d’interprétation appartenant à la culture de l’acteur qu’il peut mobiliser compte tenu de E et A à un instant donné ; (iv) Représentamen (R, ce qui, à un instant donné, fait effectivement signe pour l’acteur R spécifie A en a/A et intègre la survenue de R dans A : e/E + un intérêt immédiat e(R)/e/E ; (v) Unité de cours d’action (U, fraction d’activité préréflexive qui opère une transformation de E et A et une spécification de s/S en tt/s/S. Entre R ou plutôt R assimilé (t*R), U et (E – A s/S), il y a relation triadique décomposable en deux relations dyadiques réelles au sens où U, d’une part dépend de t*R et à la fois le développe et l’absorbe, d’autre part dépend de E – A -s/S et les transforme; (vi) Interprétant (I, construction, extension du domaine et/ou de la généralité de types et relations entre types à travers la production de U, et achèvement de la transformation de E, A, c’est à dire traduit l’idée selon laquelle l’activité humaine s’accompagne toujours de quelque apprentissage).

Theureau, J. (2005). Les méthodes de construction de données du programme de recherche sur les cours d’action et leur articulation collective, et … la didactique des activités physiques & sportives ? Impulsion, 4, 281-301.
    

Situation d’accomplissement (achievement situation)

Le contexte d’accomplissement se caractérise par un ensemble de conditions: l’image de la compétence personnelle est en jeu, l’individu est responsable du résultat, la réussite est incertaine et valorisée socialement. Les situations sportives (e.g., l’entraînement, l’apprentissage, la performance, la compétition) et les situations académiques (e.g., les examens, les phases préparatoires aux examens) réunissent ces conditions.

Hectausen, H. (1974). Achievement motivation and its constructs: A cognitive-model. Motivation and Emotion, 1, 283-329.
  
Stratégies de coping (coping strategies)

« Ensemble des efforts cognitifs et comportementaux constamment changeants, (déployés) pour gérer les exigences spécifiques internes et/ou externes qui sont évaluées par la personne comme consommant ou excédant ses ressources » (p 141).

Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984. Stress, appraisal, and coping. New York, NY: Springer.

      

Stress (stress)

« Relation particulière entre la personne et l’environnement qui est évaluée par la personne comme éprouvant ou excédant ses ressources et mettant en danger son bien-être ». (p.19)

Lazarus, R. S., & Folkman, S. (1984. Stress, appraisal, and coping. New York, NY: Springer.
   

Système complexe dynamique (dynamical complexe system)

1. « Ensemble d'éléments interconnectés soumis au changement ». 2. Présente un certain nombre de propriétés remarquables. Parmi celles-ci, on peut citer la complexité des interactions de ses éléments, la non stationnarité et la non linéarité de son comportement global, l'auto-organisation, la sensibilité aux conditions initiales, la dépendance à ses propres comportements passés, l'autosimilarité du comportement à travers des échelles temporelles différentes, l'existence de patrons comportementaux spontanés typiques (dynamiques intrinsèques) tels que attracteurs, repellants et transitions de phases, etc.

Nowak A., & Vallacher, R.R. (1998). Dynamical social psychology. New York: The Guilford Press.

3 . Ensemble d’éléments relies entre eux et dont la principale caractéristique est d’évoluer au cours du temps. Ensemble de variables dynamiques dont l’évolution temporelle est décrite par des équations. Vallacher, R.R., & Nowak, A. (1997). The emergence of dynamical systems theory, Psychological Inquiry, 8, 143-151.

 

 

 

    

 

 

 

 

  

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